Il y a trois mois jour pour jour, je passais ma dernière journée sur
le sol australien. Et pour fêter l'événement et faire de ce jour une
journée plus originale que la normale, j'ai décidé, en compagnie de
Valeriya, Ilgin et Chris, de partir faire du "whale-watching". Pour les
non-anglophones ou les non-initiés, il s'agit tout simplement d'aller
observer les baleines. Car à partir du mois d'avril, et ce jusqu'en
décembre, il est possible d'apercevoir des baleines à bosse près des
côtes de Sydney. C'est en effet la période de migration des baleines,
qui remontent vers le Nord afin de donner naissance à leurs petits dans
les eaux tropicales du Nord de l'Australie.
Oui, je dois l'admettre, la
régularité dans les publications, c'est pas mon truc. Et je dois avouer
que le retour à la "vraie" vie, celle où je dois aller au boulot tous
les matins et où je suis sensée rédiger mon mémoire, ne me laisse guère
de temps pour me replonger dans mes souvenirs australiens. Pourtant, ma "rencontre" avec Uluru était tellement magique que je ne peux pas ne pas en parler.
J'ai beau être rentrée d'Australie depuis deux semaines et demie, j'ai toujours la tête de l'autre côté du monde. J'ai repris le travail, revu mes amis et ma famille, mais je me surprends quand même régulièrement à regarder les milliers de photos (au bas mot !) que j'ai prises là-bas et à repenser à mes voyages, aux bons moments passés avec mes amis... Du coup, puisque je n'ai pas fini de raconter mes histoires dans le désert rouge, je me suis dit qu'il pouvait être intéressant de m'y remettre. Au moins, ça me donne l'impression que tout ce que j'ai vécu en Australie n'était pas qu'un rêve, et l'illusion que tout n'est pas fini !
Après un premier jour à Alice Springs
et la découverte –plus que rapide- de cette petite ville perdue au
milieu du désert, il était temps de commencer les choses sérieuses. A
savoir embarquer dans le minibus qui allait me conduire pendant trois
jours au beau milieu du désert, pour admirer Uluru, Kata Tjuta et King’s
Canyon. A six heures du matin ce dimanche-là, nous (la fille que
j’avais rencontré la veille, une autre fille partageant notre dortoir
cette nuit-là et moi) étions levées, nos sacs étaient faits et nous
avions pris notre petit déjeuner matinal dans un froid glacial. Car oui,
dans le désert, la nuit, en hiver, il fait froid. Moins de 5°C en
moyenne. Ca fait rêver, hein ?
